L’immobilier américain : un marché délicat !

    Une exigence fondamentale que tout être humain rêve de satisfaire est celle d’avoir un toit… La plupart des ménages de la classe moyenne s’imaginent posséder leur propre maison. Le ralentissement du marché immobilier est l’un des nombreux problèmes qu’on rencontre dans la majorité des pays, en parallèle à l’augmentation de la demande que les promoteurs n’arrivent pas toujours à satisfaire.

    Ce ne sont pas seulement les États-Unis, les France et le Royaume-Uni qui connaissent des prix parfois exorbitants. C’est de plus en plus le cas dans les nations asiatiques et, plus globalement, les pays émergents. Le sujet de l’immobilier est assez délicat et dépend généralement des régions, de la conjoncture et des politiques gouvernementales.

    Pourquoi l’immobilier n’est-il pas toujours aussi attrayant ?

    Une des principales raisons pour lesquelles le marché immobilier est parfois en baisse pourrait être l’inégalité entre l’offre et la demande, ce qui influe sur les prix. Souvent, les ménages, notamment des classes moyennes (et inférieures) se disent que cela n’en vaut pas la peine de mettre toutes leurs économies sur une petite parcelle de terrain ou une petite maison qui pourrait leur rapporter moins à long terme. N’oublions pas que les fantômes de la crise économique des subprimes sont toujours dans les esprits des Américains. Les épisodes de baisse de la demande sont donc légion, pendant que les promoteurs continuent à œuvrer pour créer de nouvelles offres.

    Ensuite, il y a les problèmes des installations et des infrastructures, ainsi que les vices cachés. Il se peut que les tuyaux soient défectueux ou que la conception ne soit pas du tout complète. Notez également que le crédit-bail que vous obtenez n’est que de 3% du taux d’achat tandis que les taux de prêt au logement sont de 6,5%. Ainsi, il vous faudrait deux fois plus d’argent pour obtenir une maison à louer et vous obtiendriez moins de la moitié du montant engagé.

    Pour que le marché foncier voie la hausse, les taux d’intérêt doivent impérativement baisser. Les taux sévères sur le marché n’invitent pas à l’optimisme, en plus de l’activité des spéculateurs qui achètent pour revendre sans aucun besoin réel, si ce n’est celui de faire du profit par la plus-value immobilière. Ils ont également pour habitude de prendre un prêt plus important que le coût réel de l’immobilier, ce qui contribue à la surévaluation du bien immobilier. Enfin, un autre problème est qu’il y a beaucoup de personnes aux États-Unis qui prendraient bientôt leur retraite ou qui ont déjà pris leur retraite, et qui n’ont pratiquement aucune économie de côté. Ils doivent donc vendre leur propriété résidentielle ou commerciale pour pouvoir joindre les deux bouts.

    Quelle est la prochaine étape ?

    Qu’adviendra-t-il de la situation ? Les ménages s’attendent à ce que les circonstances immobilières causent encore plus de dommages. On est un peu plus optimiste quant à l’amélioration de la situation. Le rêve d’avoir un toit au-dessus de sa tête s’éloigne donc pour beaucoup de ménages, mais la patience est de mise !